Une balle, quatre raquettes, quatre murs et quatre joueurs: ni tennis, ni squash…le padel

Un peu d’histoire

Le padel n’est pas une invention récente liée à une mode qui se serait développée en marge des sports traditionnels. Son histoire est longue et pleine de soubresauts. Son origine daterait de la fin du XIXe siècle quand les occupants de bateaux britanniques, pour tuer le temps, se renvoyaient une balle sur un terrain de fortune délimité par des caisses.
Bien plus tard, il se serait offert des lettres de noblesses et un avenir en 1974 du côté d’Acapulco, au Mexique, lorsque Alfonso de Hohenlohe, un prince espagnol, rendit visite à un ami industriel mexicain, Enrique Corcuera, qui avait construit un court de tennis en réduction, faute d’espace autour de sa maison, en ayant érigé des murs tout autour comme un squash en plein air. Séduit, ledit prince Alfonso de Hohenlohe en a bâti un à son tour dans sa résidence de Marbella, en Espagne, où vivait Manuel Santana, ancien vainqueur de Wimbledon et de Roland-Garros. Ce dernier a ensuite fait la promotion de ce «nouveau» sport de raquette pris au cœur d’une véritable mode en Espagne et dans les pays d’Amérique latine dans les années 1980. Au point que le padel, en Espagne, compte aujourd’hui  trois à quatre millions de joueurs à l’instar de José-Maria Aznar, l’ancien Premier ministre.
En France, il progresse depuis 2013, avec l’émergence ici ou là, des clubs entièrement dédiés au padel, des courts intégrés à des clubs sportifs. Avec 3.000 pratiquants plus ou moins recensés et les quelque 700 joueurs réguliers de Sophia Antipolis (dont 30% de femmes), le potentiel existe.

Le padel, un «petit» sport qu’il ne faudrait peut-être plus prendre à la légère. D’ailleurs la Fédération française de tennis (FFT),  s’intéresse sérieusement à cette discipline et a obtenu l’agrément du ministère des Sports qui lui a confié la responsabilité de «gérer» le padel jusqu’au 31 décembre 2016 par le biais d’une délégation.

– extrait tiré de l’article de Yannick Cochennec (août 2014)-