Et si on jouait au beach tennis en EPS ?

La pratique des sports de raquettes en cours d’EPS
Si le tennis demeure l’activité culturelle de référence, sa pratique en milieu scolaire est très difficilement envisageable, du fait des infrastructures nécessaires et des effectifs des classes. Les activités de raquettes pratiquées sont donc essentiellement le badminton et le tennis de table.
Le tennis-volée est donc une alternative intéressante pour installer la pratique du tennis en milieu scolaire et pratiquer le beach tennis toute l’année.

Le beach tennis présente de nombreux intérêts : jeu dynamique et offensif, technique simple, engagement physique, esprit d’équipe. Le tennis-volée est l’adaptation de cette activité en gymnase, elle constitue un accès original et ludique aux sports de raquettes, adapté à la pratique en milieu scolaire, très intéressant d’un point de vue pédagogique.
Le beach tennis :
• Un vecteur de valeurs
La culture, l’ambiance favorisent la communication, le respect de l’autre, le contrôle de soi.
Se compléter = Réussir ensemble. Communiquer entre les points est une nécessité.
Jouer, « matcher » sans animosité. Les joueurs (partenaires et adversaires) se tapent dans la main régulièrement, cela fait partie intégrante de l’activité. Le fair-play est institué.

• Des stratégies de jeu simples, accessibles
Voir les espaces libres puis les créer (nombreux points communs avec le beach-volley et le badminton).
Viser les espaces libres dans la zone adverse, déséquilibrer la défense et aussi protéger son terrain, combler les espaces à 2. Pour cela, il faut se situer dans l’espace et prendre en compte le placement et les déplacements de son partenaire. Développer sa vision périphérique.

• Un temps effectif de pratique important
Les élèves ont la raquette à la main et tapent des balles pendant toute la séance (efforts brefs et intenses). Les temps morts offrent alors des moments de récupération, d’observation et d’analyse précieux.
Peu convaincu…regardez la vidéo, c’est ici

Une balle, quatre raquettes, quatre murs et quatre joueurs: ni tennis, ni squash…le padel

Un peu d’histoire

Le padel n’est pas une invention récente liée à une mode qui se serait développée en marge des sports traditionnels. Son histoire est longue et pleine de soubresauts. Son origine daterait de la fin du XIXe siècle quand les occupants de bateaux britanniques, pour tuer le temps, se renvoyaient une balle sur un terrain de fortune délimité par des caisses.
Bien plus tard, il se serait offert des lettres de noblesses et un avenir en 1974 du côté d’Acapulco, au Mexique, lorsque Alfonso de Hohenlohe, un prince espagnol, rendit visite à un ami industriel mexicain, Enrique Corcuera, qui avait construit un court de tennis en réduction, faute d’espace autour de sa maison, en ayant érigé des murs tout autour comme un squash en plein air. Séduit, ledit prince Alfonso de Hohenlohe en a bâti un à son tour dans sa résidence de Marbella, en Espagne, où vivait Manuel Santana, ancien vainqueur de Wimbledon et de Roland-Garros. Ce dernier a ensuite fait la promotion de ce «nouveau» sport de raquette pris au cœur d’une véritable mode en Espagne et dans les pays d’Amérique latine dans les années 1980. Au point que le padel, en Espagne, compte aujourd’hui  trois à quatre millions de joueurs à l’instar de José-Maria Aznar, l’ancien Premier ministre.
En France, il progresse depuis 2013, avec l’émergence ici ou là, des clubs entièrement dédiés au padel, des courts intégrés à des clubs sportifs. Avec 3.000 pratiquants plus ou moins recensés et les quelque 700 joueurs réguliers de Sophia Antipolis (dont 30% de femmes), le potentiel existe.

Le padel, un «petit» sport qu’il ne faudrait peut-être plus prendre à la légère. D’ailleurs la Fédération française de tennis (FFT),  s’intéresse sérieusement à cette discipline et a obtenu l’agrément du ministère des Sports qui lui a confié la responsabilité de «gérer» le padel jusqu’au 31 décembre 2016 par le biais d’une délégation.

– extrait tiré de l’article de Yannick Cochennec (août 2014)-